« Je me promets d’éclatantes revanches » de Valentine Goby

Plusieurs avis pour se livre qui a attiré les lecteurs variés. Plusieurs voix donc pour cet article.

Un objet qui attire par sa couverture agréable à toucher et ses couleurs chaudes. Des premières pages qui font leur travail et qui attirent. Si on les lit sans avoir le temps de continuer, on reste captif du livre. Quand le retrouver ? Quand enfin le lire. Il fait donc sa place dans nôtre esprit dès le début.

Une écriture agréable, fluide qui utilise les mots à bon escient. Un livre sur Charlotte Delbo, sur sa vie, sa façon de l’appréhender avec gourmandise et force. Un livre qui nous mène dans le rôle de l’écrivain et dans le rôle du lecteur. Tant de sujets abordés avec richesse et délicatesse. Le retour des camps de concentration, le retour  à la vie, le besoin de raconter,  de dire.

Dès les premières pages plus rien ne compte, Valentine Goby nous emporte dans le personnel, dans la vie privée et publique de Charlotte Delbo. Aujourd’hui alors que l’on vénère, à juste titre, Simone Veil, voilà un écrit qui éclaire, met en valeur une autre figure d’une déportée qui n’aura de cesse d’écrire et de prendre partie, sans concession aucune.

Vous ne connaissez pas Charlotte Delbo, vous allez être subjugués par cette femme qui une femme rescapée des camps de la mort n’aura en tête que de vivre. Cela a choqué, cela a déplu. Mais que demander à quelqu’un qui échappe à la mort, quelqu’un qui ne posait plus la question de savoir ce que serait demain, si ce n’est accepter qu’elle désire vivre.

Valentine Goby construit ce portrait comme un journal, comme une étude, comme un essai littéraire des écrits de Charlotte Delbo. Je découvre cette femme rescapée, je découvre cette auteure qui aura du mal à se faire publier, ne répondant pas aux critères des écrits des camps de la mort. Et pour cause, Charlotte Delbo ne parle pas des ces années qui l’ont anéantie, et c’est ce que Valentine Goby nous dévoile, elle est l’écrivain qui va parler différemment. Elle mets des mots qui vous dessèchent pour parler de la soif, qui vous mettent à vif quand elle écrit sur la dureté plus qu’inhumaine de ces camps.

En quelques mots, Valentine Goby nous dresse le portrait d’une femme exceptionnelle, non pas d’avoir survécue au camp de la mort, mais d’avoir eu le désir de vivre après, sans refouler le passé mais en l’évoquant d’une manière tenace et touchant, par un style littéraire maîtrisé et riche.

Une  belle étude  sur Charlotte Delbo , d’autant que l’auteur(e)  s’attache  à approcher non seulement  son vécu de déportée mais  aussi  la femme  amoureuse   dont le compagnon sera fusillé et  l’écrivaine qui  témoigne de l’horreur  de ce qu’elle a vécu  mais  qui dénoncera bien d’autres drames. Il me semble que l’auteur  tout au
long de son ouvrage    réfléchit  sur l’écriture en elle-même  , ses difficultés ..son rôle..enfin, l’évocation des camps  et de l’extermination  est bouleversante.

 

éditions ICONOCLASTE / ean 9791095438380 / A paraître le 30 août 2017

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